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*___*


Merciiiiiiiiiiiii !!!!!!!

# Posté le lundi 26 octobre 2009 13:55

Modifié le samedi 21 novembre 2009 21:31

Caractère-clémentines

Caractère-clémentines
............................................................................................Voici ma toute première
..........................................................................................;......fiction yaoi, dans mon
.............................................................................................histoire Bill et Tom ne sont
........................................................................................pas jumeaux mais de simples
...........................................................................................ados. Je n'ai encore jamais
...............................................................................................écris quoi que ce soit
.......................................................................................depuis ma découverte du monde
...........................................................................................merveilleux qu'est le YAOI
........................................................................................et je compte donc sur vous pour
...........................................................................................me laissez vos impressions,
........................................................................ .................c'est très important pour moi,
........................................................................................alors... FAITES PETER LES COMS !!






Le hasard d'une rencontre de deux gaons abimés par le temps,
Une collision d'sourires francs, un garçon blond arrivé à temps...

Depuis l'temps qu'il le ve,
d
epuis l'temps qu'il l'invente,
i
l vivait dans sate,
maintenant il vit dans son ventre.

Une amit naissante, un attachement singulier,
Devenu fre de c½ur, ils s'aiment à en crever...







Si vous avez des questions
ou alors juste envie de blablater:

caractere-clementines@hotmail.fr






# Posté le jeudi 29 janvier 2009 17:09

Modifié le samedi 21 mars 2009 13:36

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Prologue




Avant toute chose je tiens à préciser: Ce prologue ne ressemble pas DU TOUT au reste de
ma fic! Je m'explique: le fait de commencer par un extrait de journal intime manque horriblement
d'originalité, de plus le dialogue est (soyons franc) à chier, la description laisse à désiré... BREF!

Tout ça pour dire que ma façon d'écrire change royalement par la suite.. J'aurais voulu
effacer ce prologue mais il est important pour cerner le personage de Bill et connaitre
les membres de sa famille... Et pi j'avais un peu la flemme de le refaire -_-'

Sur ce Bonne lecture! :D









POV BILL




Chère Journal,

Compte tenu du fait que tu n'es qu'un simple carnet intime, et que tu ne peux, par conséquent pas me parler de toi, c'est moi qui vais donc me présenter. Alors voilà... Je m'appelle Bill, Bill Trümper. Lycéen de 16 ans, j'habite dans une petite ville sympa en banlieue parisienne. Je vis ici depuis maintenant plus de 7 ans, avec mes parents, ma s½ur Estelle de 12 ans et mon petit bout de frère, Mika, d'à peine 1 an et demi. Tu dois sûrement te demander pourquoi je te raconte ma vie. Après tout c'est vrai, qu'est-ce que tu en as à foutre toi ? t'es qu'un simple bout de papier blanc qui n'a jamais demandé à être emmerdé par un ado barbant en manque de dialogue hein ?.. Mais bon, le fait est que je t'ai sous la main alors un conseil : prend ton mal en patience et laisse-moi blablater...
Bon, où est-ce que j'en étais moi.. à oui ! Ca fait donc presque 8 ans maintenant que je vis dans cette même ville..., dans ce même quartier..., dans cette même maison ... Pourtant contrairement à ce qu'on pourrai penser je ne croule pas sous les amis. Je suis ce qu'on appelle un « solitaire » ; disons que ça sonne mieux qu'un « sans ami »... Je ne sors quasiment jamais, je préfère de loin rester dans ma chambre à écouter de la musique où à lire un bon thriller. J'aime la lecture et le cinéma. Ma mère me dit d'ailleurs souvent que je devrait y aller, mais quand il n'y a personne avec toi pour parler, rire et discuter je ne vois pas vraiment où est l'intérêt.
Trève de blablatage! Je ne suis pas non plus un garçon déséspéré et suicidaire, cette vie j'imagine que je l'ai choisi. Après tout c'est moi qui ne vais pas vers les gens, je suis plutôt timide et renfermé, et de toute façon avec mon look efféminé les mecs de mon âge ont trop peur de rester près de moi sous peine d'être pris pour un pédé. A oui j'ai oublié de me décrire ! Que dire sur mon physique... Je n'aime pas vraiment mon corps, parce-que pour un garçon je ne suis vraiment pas musclé. C'est peut-être à cause de ça que je suis un peu timide. Alors à défaut d'avoir un beau corps, j'essaye de mettre mon visage en valeur, d'où le maquillage. Je suis grand et fin, mais je tente de caché ma silhouette filiforme sous des fringues assez larges. Je ne soigne pas vraiment mon apparence mise à part mon visage, pour la simple et bonne raison que je n'ai rien à mettre en valeur. Ma garde robe se compose donc de vieux joggings et de quelques tee-shirt de taille normal. Je suis ce que je suis un point c'est tout. Les gens sont souvent étonnés la première fois qu'ils s'aperçoivent que je me maquille et que je me vernis les ongles. C'est vrais que pour un garçon c'est pas très courant hein... D'ailleurs si un mecs que je croise dans la rue ne me toise pas de haut en bas avec une grimace de mépris collé au visage, c'est qu'il me prend pour une fille ! Bien sûr je ne veux pas généraliser, les mecs ne sont pas tous cons, certains ne m'ont même jamais regardé méchament, ils ne me regardent pas du tout ça va plus vite.
Enfin bref, tout ça pour dire que quand on est pas bien dans son corps on n'est pas bien dans sa tête, et quand on se sent différent et quelque peu à l'écart des autres, on à tendance à s'en écarter encore plus. J'imagine que c'est une description assez réaliste de moi. Personnelement je ne suis ni hétérosexuel, ni homosexuel, ni bisexuel... Je n'ai jamais été attiré par personne et à vrai dire ce ne sont pas mes priorités. Un ou une amie ça serait déjà beaucoup demander alors je ne préfère même pas penser à l'amour. Sinon mise à part quelques insultes par-ci par-là, je n'ai jamais eu de vrais problèmes vis-à-vis de mon look. Les gens ont évolués depuis les années 40 et même si beaucoup sont encore racistes ou homophobes, ils le gardent pour eux et évitent de le crier sur les toits. Malheureusement pour moi l'indifférence est parfois pire que certaine insultes...


Je pose mon crayon et regarde la personne qui vient d'entrer dans ma chambre.

?- Je viens de recevoir le catalogue de fringues et je sais pas quoi choisir, tu viens ?

Bill- Ouais j'arrive, je descends dans... 10 min ?

?- Ok !



Ma mère tourne les talons et ferme la porte, avant de la rouvrir une seconde fois.

Mère- A oui et quand tu descendras fais pas de bruit, ton frère dort dans la poucette.

Bill- Ok.

Mère- Je serai dans la cuisine.

Bill- Ok.


Elle repart. J'attrape mon crayon et me réinstalle dans ma « chaise Tarzan ». En fait je vis au dessus du garage et ma chambre est traversée par une énorme et épaisse poutre en bois, qui, pour faire simple, empêche le toit de me tomber sur la gueule. Du coup j'y ai accroché un siège à suspension, d'où le nom « chaise de Tarzan ». J'adore m'y installer le soir, le tissus blanc se referme autour de moi et je m'y sens comme dans un cocon. Souvent j'éteins les lumières, allume ma chaine, et laisse la pièce se plonger dans le noir, puis je remonte mes genoux contre mon torse et me balance au rythme de la musique...

Je rouvre mon carnet et reprend ce que j'avais commencé avant l'interruption de ma mère.


Mon petit journal je vais devoir te laisser, ma mère a besoin de mes conseils de pro en matière de fringues (et oui malgré que je m'habille comme un sac j'ai tout de même de très bon goût en matière de jeans ! ), mais promis demain je reviens pour t'en dire un peu plus à mon sujet !
Bill

Je me lève, monte à l'échelle et m'installe sur la grande planche en dessous mon velux. Dehors il fait presque noir et l'air est encore lourd, malgré l'heure tardive. Le mois d'aout touche à sa fin et j'angoisse déjà pour la rentrée... Tous les ans c'est la même chose, je me lève trois heures plus tôt pour me préparer psychologiquement à cette nouvelle année qui débute puis je m'imagine rencontrer des ados supers cool, qui me ressemblent, qui viendraient discuter avec moi et qui chercheraient à me connaitre... Seulement le résultat reste toujours le même : Personne ne viens vers moi, la place à côté de moi reste désespérément vide et au bout d'une semaine les groupes d'amis se forment, les affinités se créés, les numéros de téléphones et les adresses MSN sont échangés...
Moi mon adresse MSN ne me sert plus depuis des années, et mes seuls contact dans mon portable sont mes parents et ma cousine ... P.A.T.H.E.T.I.Q.U.E.

Je sors de mes pensées et décide d'aller rejoindre ma mère en bas. Je traverse la salle de bain et arrive dans le couloir du premier étage. Oui ma chambre est aménagée sous les combles du coup je suis obligé de passer par la salle de bain pour y accéder. Je vous laisse imaginer le bordel le matin quand toute la petite famille prend sa douche ! Je passe à côté de la chambre de ma s½ur et l'entend rire comme une bécasse avec la voisine Lola. Toutes les deux elles sont comme cul et chemise : jamais l'une sans l'autre. Je me baisse au niveau de la serrure, colle ma tête contre la porte et essaye d'écouter leurs chuchotements à travers les gloussements qui me parviennent aux oreilles.

Mère- Bill qu'est-ce que tu fou encore ?

Putain elle m'a fait peur ! Je ne bouge pas d'un pouce, l'imaginant trop bien derrière mon dos me regardant d'un oeil soupçoneux et je chuchote :

Bill- Agent Billou à agent Moune, la mission 0756 risque d'être interrompue. Je répète la mission 0756 risque d'être interrompue.

Je l'entend rire et me retourne pour la prendre dans mes bras. Je l'aime ma maman !

Mère- Nan mais qu'est-ce que j'ai fais au ciel pour avoir un gamin pareil ! T'as quel âge, 3 ans ?

Elle redescend les escaliers le sourire aux lèvres après m'avoir ébouriffé la tignasse. C'est vrai que je peux être con des fois. XD Je la rejoins à la cuisine et on commence à feuilleter le catalogue.


POV BILL








.................


C'est ma toute première fiction et je tiens à préciser que mes
chapitres vont être de plus en plus longs
( le double voir le triple). Dites moi ce que vous
en pensé... j'arrête ? je continu ?

Pour celles (ou ceux... :D) qui veulent êtres
prévenus faites le moi savoir... :)
Bizou


Mo.
.................

# Posté le lundi 26 janvier 2009 13:17

Modifié le lundi 23 mars 2009 13:53

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Chapitre 1


(Ellipse du lendemain matin)


Il est déjà presque midi et pourtant la chambre du jeune androgyne reste désespérément silencieuse. Le jour s'est levé depuis maintenant plusieurs heures, réveillant avec lui un soleil d'aout brulant et bien décidé à sortir un certain paresseux des bras de Morphée...

(...)

Bill se tortille dans son lit, s'emmêlant dans ses draps tel un petit enfant noyé sous une avalanche de tissu trop grand pour lui. Allongé sur un simple matelas posé au sol, il enfouit sa tête dans son oreiller et tente d'éviter les rayons brulants qui tapent contre ses fines paupières closes. Il a chaud, le drap qui recouvre négligemment son corps est humide de transpiration. D'un coup brusque et désinvolte il dégage la couverture qui part s'échouer sur son bureau, renversant par la même occasion la pile de cahiers de vacances, encore incontestablement vierges. Il reste quelques instants dans cette même position avant de se retourner sur le dos, exposant ainsi son frêle torse nu au soleil qui brille de mille feux derrière son velux. Puis tout son corps se move avec délicatesse, son dos se courbe et se décolle du lit, il étire ses muscles douloureux et ankylosés par la nuit avant de retomber comme une masse sur le matelas.

POV BILL

J'essaye d'entre-ouvrir les yeux, mais la lumière qui traverse la vitre agresse mes pupilles encore pleines de sommeil.
Pfff.. Pourquoi faut-il toujours que je me réveille pile au moment où mon rêve devient intéressant ? Je prends mon courage à deux mains et saute du matelas. Voilà qui est fait. Bon et maintenant ? Vous savez les vacances c'est vraiment le pied, le problème c'est que j'ai tellement rien à faire que ça en devient presque barbant. Evidemment je n'irais pas jusqu'à dire que le lycée me manque, ce jour là je pense qu'on devra sérieusement commencer à s'inquiéter pour ma santé mental, mais ça fait maintenant presque deux mois que j'ai hiberné dans cette chambre, je me lève tard, je mange des clémentines, je fais une sieste, je dessine, j'écoute de la musique, je pense, je remange des clémentines, je surf sur le net pour rechercher des news sur mon groupe préféré, je dessine, je me couche tard... J'ai l'impression d'être un vieux retraité gâteux sans un poil sur le caillou avec ses petites habitudes de vieux retraité gâteux sans un poil sur le caillou O_o Je m'égare... Enfin bref, je sors de mes pensées très philosophiques et file à la salle de bain. J'enlève mon boxer, m'apprête à entrer sous la douche mais ne peux pas m'empêcher de jeter un coup ½il furtif au miroir. Je ne suis vraiment pas musclé. Ca ne m'étonne pas qu'on me prenne pour une fille, je ne me trouve absolument pas attirant. Les filles aiment les mecs viriles, musclés et sûr d'eux, des mecs pleins d'assurance, qui sont amis avec tout le monde et qui trouvent toujours un truc drôle à dire pour faire rire, des mecs qui contrairement à moi ne se prennent pas la tête sans arrêt, des mecs qui ne considèrent pas leur mère comme leur meilleure et unique amie... Quel est le mot déjà... à oui ! : Pathétique.

POV BILL

Après une longue et minutieuse observation de son reflet, Bill fini par entrer dans la cabine de douche. Ce matin il a tout son temps pour se laver, comme tout les autres jours d'ailleurs ; personne ne l'attend je ne sais où pour faire je ne sais quoi, il n'a rien prévu dans son emploie du temps, il est libre de faire tout ce qu'il veut, même le téléphone ne risque pas de sonner. Il est libre, indépendant et sans personne pour venir l'emmerder, lui demander de sortir ou l'appeler au téléphone pour discuter pendant des heures de choses futiles. Quelle chance...

Il bascule sa tête en arrière, se laisse caresser par l'eau fraiche qui coule le long de son visage, parsemant sa peau de doux frissons.

Il ne se plein pas de sa situation. Il a fini par accepter sa solitude, il est ce qu'il est et il n'y peut rien. Il essaye de compenser ce manque de contact en dessinant ou en jouant du piano, ses deux grandes passions. Après tout si les gens ne l'acceptent pas tel qu'il est pourquoi allez cherchez plus loin ?

Tout en lavant ses longs cheveux noirs il pense à sa vie... C'est décidé. Cette année il ne cherchera pas à s'approcher des autres élèves, il ne veut plus courir après l'attention et la sympathie des gens comme un chien.

Bill ferme doucement les yeux. Le bruit de l'eau qui tombe en cascade sur le carrelage de la douche résonne dans toute la pièce, créant un doux bourdonnement régulier.

Au lycée Bill est transparent et on ne le voit pas. C'est un fait. Seulement il a trop longtemps souffert de cette situation, c'est pourquoi à cet instant, dans la tête de Bill tout est clair: il n'en peu tout simplement plus. Alors il décide, là, maintenant, dans cette douche, de couper dés à présent lui-même le contact avec les autres. Désormais si il est seul ce sera parce qu'il l'aura choisit, il ne veut plus être victime de cette solitude qui l'a fait tant pleurer ces dernières années. Il mettra de côté ses émotions, cachera ses sentiments, enfermera à double tour ses envie de tendresse, cette envie maladive d'amour et de douceur car elles ne font qu'aggraver son cas. Pourquoi s'obstiner à rêver de quelque chose qui n'arrivera jamais ? Rien n'est pire que ses désillusions. Cela fait maintenant plus de 4 ans qu'il rêve. Pourtant pas de quelque chose d'extraordinaire, juste, avoir quelqu'un à ses côté, une personne qui l'apprécie pour ce qu'il est, même si il n'est pas très musclé, pas très sûr de lui, pas très stylé, pas très masculin...

L'eau qui parcoure chaque parcelle de son corps est maintenant brulante et un énorme nuage de vapeur s'est formé dans la pièce.
Sa décision est prise. Il restera le Bill naturel à l'intérieur de ces murs qu'il connait tant, mais se fabriquera une carapace aussi épaisse que l'indifférence qu'on lui porte lorsqu'il passera le seuil de sa porte.

Il rouvre les yeux, éteint l'eau et sort de la cabine. Ses cheveux collent à son visage et l'eau dégouline le long de son torse imberbe. Mécaniquement il ferme le verrou de la salle de bain, entre dans sa chambre, toujours nu, et s'arrête devant son bureau. Elle est là. Sa petite trousse en cuire noir qu'il trouve tellement jolie. Il la prend, retourne s'assoir sur son matelas et l'ouvre. A l'intérieur se trouve sa meilleure amie. Du moins se serai logique compte tenu du fait qu'elle est là pour lui dès qu'il à besoin d'elle, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Depuis qu'il la connait, cet à dire un an environs, elle lui est toujours restée fidèle, elle l'aide à oublier le vide et ne le contredis jamais. Si cette description est l'exemple même de ce qu'est une amie, alors oui elle l'est.

Il sort la lame de rasoir, attrape un paquet de mouchoir qui traine au pied de son matelas et la pose sur sa peau. Au niveau de son poignet gauche on peut voir des cicatrices. De fines traces rouges qui recouvrent sa fine peau blanche. Il s'en veut de faire ça car il sait que si sa mère l'apprenait elle tomberait de haut. Il ne faut surtout pas qu'elle l'apprenne, elle penserait qu'elle est responsable du mal être de son fils et serai rongée par la culpabilité et le sentiment d'avoir échoué dans son rôle de mère. Oui, Bill la connait par c½ur. Il est très proche de sa mère mais elle-même ne se rend pas compte qu'elle reste le dernier pilier qui empêche son fils de s'écrouler.

Bill prend la lame entre ses doigts et l'appuie contre sa peau. Il ne le fait pas souvent. Il n'aime pas se couper. N'allez pas croire que lorsque le sang commence à couler il se sent libéré ou planer. Nan. Ca c'est ce qu'on entend dans les films. Conneries. Voir sa chair se fendre lui donne un haut le c½ur et son rythme cardiaque accélère légèrement dans sa poitrine. Il a mal, même très mal et ses yeux s'embuent sous la douleur. Il ne fait pas ça pour s'évader, pour ça il a la musique et la lecture. Il fait ça parce qu'il s'en veut. Il se déteste, il est pathétique. Le simple fait de se mutiler est complètement stupide et il le sait, mais de toute façon personne ne sait, personne ne saura jamais, et tout le monde s'en fou.

Les goutes de sang coulent au même rythme que ses larmes et Bill se perd dans ses pensées. Quand est-ce que tout a dérapé ? Il devrait pourtant être le plus heureux des adolescents, il habite dans une belle maison, possède une famille géniale, une mère parfaite, un petit frère à croquer, il est bon élève, dort dans la chambre de ses rêves, joue du piano à la perfection et possède un impressionnant talent de dessinateur. Seulement il est désespérément seul. Petit à petit on l'a écarté du reste du monde. Rejeté par certains, ignoré par d'autres, il hurle intérieurement pour que quelqu'un, n'importe qui, vienne le prendre dans ses bras.

La lame tombe sur le matelas et il se roule en boule, n'essayant même plus de calmer les violents spasmes dû au trop plein d'émotions et de larmes. Il craque. C'est la dernière fois. Après ça il niera tout en bloque pour tout garder à l'intérieur. Mais il a besoin de craquer une toute dernière fois.

Pleur Bill. Mais tu auras beau refouler ton mal-être jusqu'à en oublier de respirer, il sera toujours là, enfoui douloureusement au fond de ton c½ur fragile...







.............................................


Premier chapitre en ligne!!! :D Alors alors, qu'est-ce que vous en dîtes?
J'essaye de faire en sorte de ne pas tomber dans le cliché et le stéréotype
de l'adolescent mal dans sa peau mais je trouve ça important
d'insérer la mutilation pour souligner la solitude de Bill. Donnez moi vos avis,
chaque commentaire est lu et considéré alors n'hésitez pas!
Je vous fait de gros beuzou!

Mo.


.............................................

Note cet article : * ** *** **** *****

# Posté le lundi 26 janvier 2009 13:37

Modifié le vendredi 03 avril 2009 08:07

?

?
Chapitre 2




(Ellipse de quelques jours)


Bill n'en croit pas ses oreilles. Debout en face de la table de la cuisine, il laisse tomber ses bras le long de son corps comme si il venait d'apprendre la pire des nouvelles, et écarquille les yeux de stupéfaction. Sa mâchoire semble même s'être décrochée.

Bill- Comment ça j'ai pas de gâteau ??!!!

Nous sommes le 1er Septembre 2006 et aujourd'hui est un grand jour pour Bill : il a 17 ans.

Mère- Bill arrête de faire ton gamin, une tarte ou un gâteau c'est la même chose... Et puis j'ai déjà mis les bougis alors ça sert à rien de te plaindre.

Bill- Mais... Mais NAN ! Moi jveux un gâteau ! au chocolat avec plein de crème, plein de mousse plein de pépites plein de sucre et plein de calories !!!! Il grimace et fronce les sourcils. Une tarte c'est... c'est pour les enterrements ou les visites chez mémé, pas pour mon anniversaire !

Et s'il y a bien un truc que Bill aime par-dessus tout le jour de son anniversaire, c'est son gâteau.

Mère- Je sais mon c½ur mais sur le coup j'ai pas pensé que la boulangerie serait fermée, et il restait que ça au magasin...

Bill- Et t'as pas pensé que, par le plus grand des hasards, tu pouvais en faire un toi-même ? Comme toute les mères normales de ce pays ?

Mère- Bill je...

Bill- C'est pas compliqué.

Mère- Bill...

Bill- Et en plus tu pourrais mettre double dose de chocolat ! :D

Mère- Bill...

Bill- Nan encore mieux ! un gâteau au Nutella !!!! *O*

Mère- BILL !!!!!!!

Bill- Quoi ?

Mère- Tu veux vraiment que je me mette aux fourneaux ?

Bill- ...

Mère- Et que je fasse ton gâteau d'anniversaire moi-même, de mes propres mains, toute seule ?

Bill- ...


Bill semble en pleine méditation. Il repense au fait que sa pauvre mère n'a jamais su faire cuire une omelette ou préparer de simples crêpes. Même les steaks hachés ont eu raison d'elle : cramés à l'extérieur et congelés à l'intérieur...

Bill- Mon Dieu Nan ! En fait laisse tombé, jtiens pas à mourir si jeune.

Simone sort de la pièce la tarte en mains et un immense sourire de victoire collé au visage.


(Ellipse de quelques heures)


Il est seulement 8 heures du soir et on ne s'entend déjà plus chez les Trümper. Le volume de la chaine-hifi est poussé au maximum et les baffes accrochées aux quatre coins de la pièce semblent prêtent à exploser d'un moment à l'autre. Simone a consciencieusement écarté les meubles pour faire de la place au centre du salon et repart dans la cuisine en se dandinant comiquement.
Non, personne n'est invité à l'anniversaire de Bill, aucun ami, camarade ou cousin. Mais qui a dit qu'on avait besoin des autres pour faire la fête ?

Estelle et Lola sautent comme des folles sur le canapé, imitant des guitaristes de hard rock, balançant leur tête dans tous les sens et gueulant comme des hystériques. Bill ne peut empêcher un léger sourire de prendre place sur son visage. Sa s½ur est vraiment folle.

La chanson se termine et laisse place à « Ticket outta Loserville » de Son of Dork.

Le caractère rancunier et têtu de Bill aurai normalement dû le pousser à faire la tête durant toute la soirée, et à ruminer exagérément pour faire comprendre à sa mère qu'il lui en voulait d'avoir oublié son gâteau. Seulement lorsqu'il voit son petit frère haut comme trois pomme entrée dans la pièce et commencer à imiter sa s½ur en se tortillant en rythme sur sa chanson préférée, il oubli instantanément cette maudite tarte qu'il a mangé quelque minutes plus tôt et se lève pour le prendre dans ses bras.

Mika lâche son doudou, accroche ses bras autour du coup de son grand frère et passe ses petites jambes de chaque côté de son torse. Ses yeux pétillent de joie et il remue énergiquement contre son frère. La musique semble de plus en plus forte et Bill se sent euphorique. Il tourne sur lui-même en chantant les paroles qu'il connait désormais par c½ur, regardant son petit frère qui rigole bruyamment contre son c½ur.
Au même moment Simone entre dans la pièce, le caméscope en main. Son regard ne se détache pas du sourire de son ainé. C'est devenu tellement rare de voir Bill sourire qu'elle profite de chaque opportunités. Bill continue de danser comme un barje avec son frère dans ses bras, cour, saute et rit. Ses longs cheveux noirs lui tombent sur le visage mais il s'en fou, à cet instant il ressemble à un gosse qui découvre pour la première fois les joies de la musique.. Sa respiration est saccadée dû à l'effort mais il ne s'arrête pas pour autant. Il se shoote à l'amour de ses proches. Il sait que demain tout s'arrêtera.... car demain c'est la rentrée...

Estelle saute du canapé et fonce sur ses frères. Elle tente de s'incruster dans leur étreinte et parvient finalement à s'immiscer entre eux. La dernière musique du CD commence, c'est un slow. Simone continue de filmer quelques minutes puis, n'y tenant plus, rejoint ses trois enfants.


(...)


Il est minuit passé et Mika vient enfin de s'endormir. Simone sort de la petite chambre sur la pointe des pieds et traverse le couloir dans l'intention de rejoindre son deuxième fils. Elle passe par la salle de bain puis toque à sa porte..

Le comportement excessivement joyeux et fêtard de Bill quelques heures plus tôt n'est pas dû au hasard et elle le sait. Lorsque la musique s'est arrêté et que Simone à commencé à ranger le salon, elle a vu un voile de tristesse embrumer le regard de son fils. Chaque année elle espère que la situation va s'améliorer pour lui ; voir son fils s'éteindre lentement de semaines en semaine lui fait beaucoup de peine. Elle n'a d'ailleurs jamais réussi à comprendre pourquoi son fils, si gentil, naturel et plein de vie, pouvait ne pas être apprécié par les jeunes de son âge. Les mentalités ont-elles vraiment autant changé ? Elle ne comprend décidemment pas cette nouvelle génération...

Bill lui ouvre la porte en souriant et repart s'installer sous son velux. Il s'assit en tailleur sur la grande planche de bois et scrute la nuit à travers la vitre. Ses cheveux couleur jais retombent gracieusement sur ses fines épaules, contrastant avec son teint pâle. Simone s'adosse contre l'encadrement de la porte et l'observe minutieusement. Elle est tellement fière de son fils.

Mère- Si tu savais comme jsuis fière d'avoir un beau gosse dans la famille. :)

Les yeux toujours rivés sur le ciel étoilé, Bill souri amèrement.

Bill- (ironiquement) Oh oui ! D'ailleurs j'ai peur pour ma vie, t'imagine si demain toutes les filles du lycée me sautent dessus ?! Faut dire que j'éblouie tellement par mon charisme et ma beauté !...

Mère- Bill...
soupire-t-elle.Arrête de tout le temps te dévaloriser comme ça. Jsuis sûr que si t'y mettais un peu du tiens tu te trouverai une petite amie en un claquement de doigt !

Bill ferme les yeux d'agacement, entendre sa mère lui faire sans cesse des compliments renforce le sentiment pathétique qu'il à envers lui-même.

Bill- Arrête m'man...

Mère- Moi je te trouve très beau.


Bill lève les yeux au ciel. Pourquoi faut-il toujours qu'elle enfonce le couteau dans la plaie ? Il détourne les yeux du carreau pour les plonger dans ceux de sa mère.

Bill- Oui mais c'est ton rôle de dire à tes enfants que tu les aime et que tu les trouve beau. Ca veut rien dire...

Il replonge son regard chocolat dans l'infinie noirceur du ciel puis rajoute, cette fois avec une pointe de ranc½ur:

Bill- Oh et pi je m'en fou !

Simone capitule, elle sait qu'il est inutile d'insister, son fils est pire qu'une tête de mule quand il veut. De plus elle devine l'anxiété qu'il doit ressentir face à la rentrée qui se rapproche à vitesse grand V. Elle décide donc de le laisser se reposer et sort de la chambre.

Bill attend qu'elle ait bien fermée la porte puis s'étale au sol tel une baleine échouée, soufflant bruyamment : il avait désespérément besoin d'être seul. A cette pensé un rire triste sort d'entre ses fines lèvres ; quelle ironie...

Bill décide d'aller se coucher. Il n'enlève même pas son jean et plonge la tête la première dans ses draps. Après tout pourquoi se prendrai-t-il la tête ? S'il s'en tient à sa décision il n'y à pas de raison que cette rentrée se passe mal ; il lui suffi juste de ne plus rien attendre des autres et de fermer les yeux sur tout. Oublier ses sentiments et faire en sorte de ne plus être touché par le comportement et l'attitude des autres. Au moins il ne se fera plus d'illusions et ne sera plus déçu de rien.
Il ferme les yeux et s'endort, espérant secrètement que dans quelques heures une météorite venue de nulle part s'abattra par inadvertance sur son lycée.






.........................................

Je suis vaiment désolé du manque d'action dans mes premiers
chapitres mais je vous assure que tout ça va vite changer!!! :D
C'est assez difficile de poster quand on a pas beaucoup de commentaires,
malgrés tout je tiens à remercier toutes celles qui passent me
laisser leur avis! Je vous aime les miss!!! :D

J'espère ne pas vous décevoir
pour la suite, et après tout, du moment que ma fiction vous plait
au diable le nombre de visites!! :)
Sur ce je vous laisse, plein de gros bizou à vous toutes,
en particulier à celle qui reprennent les cours (si il y en a XD),
parsk'il en faut du courage pour aller bosser!! T_T

Dîtes moi ce que vous en pensez ! :D
Mo.

.........................................


Note cet article : * ** *** **** *****

# Posté le lundi 26 janvier 2009 13:38

Modifié le vendredi 03 avril 2009 08:07